CAC 40 à 8 078 en apesanteur, S&P 500 à -0,78% : l’Europe résiste pendant que l’Amérique tousse
lundi 28 septembre 2026
Indices & Marches
| Indice / Actif | Cours | Variation |
|---|---|---|
| CAC 40 | 8 078,48 | ▲ +0.01% |
| S&P 500 | 7 682,77 | ▼ -0.78% |
| NASDAQ | 26 815,67 | ▼ -0.93% |
| Bitcoin | 83 280,63 | ▼ -1.39% |
L’analyse du Professeur
Ce lundi 28 septembre 2026, le tableau est saisissant. Le CAC 40 flirte avec la stabilité à 8 078 points, progression anémique de 0,01% mais stabilité quand même, pendant que le S&P 500 cède 0,78% à 7 682 points et le Nasdaq recule de 0,93% à 26 815 points. Le Bitcoin, fidèle à sa réputation de girouette émotionnelle, lâche 1,39% à 83 280 dollars. L'Europe fait le dos rond. Comme un cycliste qui profite de l'aspiration avant de constater que le peloton américain ralentit vraiment.
Pourquoi cette divergence transatlantique ? Plusieurs moteurs tournent simultanément. Côté américain, les marchés digèrent mal les signaux contradictoires de la Fed, qui tarde à confirmer la cadence de ses baisses de taux dans un contexte où l'inflation core américaine reste collante. Les tensions commerciales entre Washington et Pékin, ravivées depuis le début 2026 sur les semi-conducteurs et les véhicules électriques, pèsent sur les valeurs technologiques, ce qui explique le Nasdaq en tête des perdants. En Europe, la BCE a quant à elle déjà effectué plusieurs ajustements accommodants depuis fin 2025, ce qui soutient les valorisations. Et le luxe français joue sa partition habituelle : Hermès bondit de 2,52%, L'Oréal progresse de 0,82%, LVMH de 0,49%. La clientèle asiatique, notamment coréenne et japonaise, reprend du souffle après la dépréciation du yen qui avait freiné les achats. Les sacs à 10 000 euros n'ont pas de problème d'inflation. En revanche, BNP Paribas recule de 1,05%, signe que le secteur bancaire reste sous pression face aux inquiétudes sur la qualité des portefeuilles de crédit immobilier en zone euro. Safran cède 0,98%, pénalisé par des incertitudes sur les cadences de livraison d'Airbus et des coûts de supply chain aéronautique qui persistent.
Dans ce contexte de divergence géographique marquée, les investisseurs qui savent ce qu'ils font ont tendance à examiner attentivement la composition de leurs ETF monde. Un ETF MSCI World classique est exposé à environ 70% aux actions américaines, ce qui signifie que la correction américaine s'y retrouve mécaniquement. Historiquement, quand le CAC surperforme le S&P 500 sur une séquence de plusieurs semaines comme celle-ci, cela coïncide souvent avec des phases de rotation sectorielle mondiale où le luxe et la consommation premium reprennent la main. Les investisseurs qui détiennent des ETF Europe ou CAC en assurance-vie ou PEA observent actuellement que leur exposition domestique amortit le choc américain. Par ailleurs, la progression de TotalEnergies, portée par des bénéfices en hausse de 72% au premier semestre 2026 grâce à la flambée pétrolière, rappelle que certaines valeurs value françaises distribuent des dividendes robustes dans un environnement de taux encore élevés, ce qui intéresse les profils patrimoniaux de long terme.
Ce qu'il faut surveiller dans les prochains jours : la publication des données PCE américaines vendredi, indicateur favori de la Fed pour l'inflation, qui pourrait soit rassurer soit raviver la nervosité sur les taux. Garder un oeil sur les negociations budgetaires françaises, la taxe sur les concessions autoroutières annoncée dans le PLF 2027 envoie un signal sur la pression fiscale à venir sur les infrastructures cotées. Et puis il y a Starship qui atteint enfin l'orbite terrestre ce lundi, le 14ème essai de SpaceX. La question qui devrait faire réfléchir : si Elon Musk réussit à coloniser l'orbite basse, les satellites de ses concurrents européens risquent-ils de devenir des antiquités à 500 millions d'euros pièce ?
"Le luxe résiste à tout sauf à la récession. On n'y est pas encore."
TirelireLab · Contenu pedagogique genere par IA · Aucun conseil en investissement au sens de l’AMF · lundi 28 septembre 2026


